Le riddim, qu’est-ce que c’est ?

Guitariste, batteur, chanteur ou tout simplement passionné de musique, est-ce que la notion de « riddim » vous parle ? Souvent plus connu de ceux qui jouent ou écoutent du reggae, du dancehall ou du dubstep, ce terme fait référence à la partie instrumentale d’une chanson. C’est la rythmique qui va accompagner les paroles. Pour comprendre et maitriser le riddim, lisez cet article.

Définition du riddim

Employé principalement dans la musique reggae, le riddim est par sa définition l’instrumental d’une chanson. Le riddim est la mélodie qui accompagne les paroles. Sa particularité c’est qu’il est différent des autres rythmiques, c’est aussi pour cela qu’il porte un nom qui lui est propre. En effet, dans d’autres genres musicaux, la partie instrumentale ne sera interprétée qu’une seule fois. Chaque chanson est construite sur sa propre mélodie.

Or, en reggae ou en dancehall, le même riddim peut être utilisé dans plusieurs chansons. Les musiciens peuvent s’en servir comme base ou le réinterpréter au gré de leurs envies. C’est le cas notamment d’un morceau : Ital Stew. Le riddim employé dans cette chanson est le Cuss Cuss. Un DJ jamaïcain l’a repris par la suite sur deux morceaux différents, leur succès a été identique. Le riddim a donc une grande influence sur la réussite d’une chanson reggae.

Comment se compose un riddim de reggae ?

Le reggae est un genre musical assez unique qui se reconnait de tous à l’écoute de quelques notes. C’est le riddim qui détermine cette rythmique entraînante et saccadée. Elle se joue en 4 temps au moyen d’une guitare et d’une batterie comprenant une grosse caisse et une caisse claire. Mais l’instrument qui donne ce rythme si particulier : c’est la basse, remplacée parfois par un synthétiseur. C’est autour de la basse que le morceau va se construire, car c’est elle qui lance ce tempo en 4 temps.

Le dancehall, quant à lui, conserve la même structure de rythme que le reggae. Il se joue en 4 temps, mais de manière plus rapide, tout comme le ragamuffin. Leurs mélodies sont élaborées en utilisant le riddim, mais dans des styles différents.

Quelles chansons se cachent derrière les riddim les plus connus ?

L’incontournable « No Woman No Cry » du chanteur Bob Marley, bien évidemment ! Même ceux qui n’aiment pas le reggae sont capables de reconnaître le style de Bob Marley. Il a d’ailleurs réutilisé le même riddim sur plusieurs de ses chansons, ce qui lui a value un succès fou. « One Love », « Buffalo Soldier », « 3 Little Birds » sont des hits qui restent une référence en reggae.

Une autre personnalité tout aussi reconnue dans le monde du reggae : Lee Scratch Perry, « One Step Forward » une de ses compositions phare, possède un riddim connu de tous et repris plusieurs fois. Lee Perry a varié les styles et les genres tout au long de sa carrière. Il compose de la dub, du reggae, mais il est également à l’aise sur du ska ou de la drum and bass.

De nos jours, ce sont les labels et les DJ qui produisent les riddim les plus connus. À l’origine, le riddim était surtout employé en dancehall, son évolution l’a orienté vers le reggae. La dubstep garde une résonnance de reggae, mais dans un style plus électronique.

Le riddim et la dubstep

Les musiques électroniques se démocratisent et elles ont gagné leur place sur le devant de la scène depuis cette dernière décennie. La dubstep s’est alors fait connaître, on l’associe à la bass-music. Sa rythmique est syncopé ce qui la marque par des temps faible posés sur des temps forts. Des artistes comme Skrillex, Skream ou encore Rusko en sont les mentors. Elle se décline dans plusieurs genres comme la riddim dubstep par exemple.

Définition de la riddim dubstep

Cette musique se joue sur une base de Triplet Percussion Arrangement tout en s’appuyant sur les rythmes de la traditionnelle dubstep. À cela, il suffit d’y ajouter des sonorités travaillées à partir des sons de Trap. On utilise également la réverbération pour apporter plus d’ampleur et de corps à la mélodie. Les layers sont en revanche peu utilisés par rapport à substep. La riddim dubstep possède un style plus minimaliste que la dubstep.

Elle est aussi plus chantante, car on y ajoute plus de voix et de samples. La basse donne le tempo ce qui la rend plus dynamique. Plus actuelle, elle s’inspire de la culture pop. Pour ses samples elle n’hésite pas à reprendre des extraits de films ou de série, voire des jeux vidéo. C’est grâce à ces techniques qu’elle a gagné en notoriété.

C’est en Grande-Bretagne qu’elle a vu le jour. Bukez Finezt, P0gman ou encore Benzmixer sont les premiers artistes à s’être essayés sur la ridimm dubstep. Depuis, elle a traversé les frontières et s’est transformée dans un genre plus brut.

En France, on peut écouter de la riddim dubstep à l’occasion de festivals électroniques comme l’Electrobeach Festival de Port-Barcares. Mais aussi lors de concerts, il y en a désormais un peu partout et ils sont de plus en plus réputés : Animalz qui a lieu à Paris est un bel exemple. L’été est le moment propice pour découvrir la musique électronique et de nouveaux artistes, un bon moyen de faire la fête pendant les vacances.

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